VRAC Bio HDF

VRAC BIO DES HAUTS-DE-FRANCE

La filière Hauts-de-France

Face à l’arrivée écrasante du plastique au sein de la consommation courante dans les années 1960, le vrac s’est développé exponentiellement dans plusieurs pays dont la France, qui se place comme le 1er pays au monde sur ce secteur[1]. Le vrac n’est pourtant pas une invention récente et était déjà intégré dans le quotidien des français avant les années 70[2], et ce n’est pas sans raison. En effet, le vrac se positionne comme une solution pérenne et efficace pour contrer les impacts environnementaux dus à l’utilisation quasi-systématique des emballages à usage unique en lien avec la croissance des grandes surfaces. On compte désormais des centaines de milliers de tonnes de plastiques qui détruisent la biodiversité marine et terrestre. Chaque minute, l’équivalent d’un camion poubelle de plastique est déversé dans l’océan (soit 10 à 15 millions de tonnes de plastiques par an). [3]

[1] https://www.rungisinternational.com/tendances/francais-semballent-vrac/
[2] https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/tendance-le-retour-du-vrac_3640057.html
[3] https://www.francebleu.fr/infos/environnement/pollution-10-a-15-millions-de-tonnes-de-plastique-dans-les-oceans-1576055859

Des chiffres parlants et en constante augmentation

En France, la première offre de vrac en grande surface est apparue 2005, suivie par l’apparition des magasins dédiés au vrac. En 2013, on décomptait seulement 2 épiceries vrac sur le territoire métropolitain, alors qu’elles sont actuellement plus de 465 dans le pays.  Au total, le nombre d’ouvertures de ces commerces a été multiplié par 9 entre 2015 et 2019. En 2019, 88% des magasins bio étaient équipés d’un rayon vrac et 70% des enseignes de la grande distribution comptaient un rayon vrac également.[1]

Côté business, le marché du vrac est en plein boum : il a représenté moins de 100 millions d’euros en 2013 contre 1,2 milliard d’euros en 2019. Le secteur espère voir ce chiffre encore tripler d’ici à 2022.[2]

Du côté des consommateurs, en 2019, 85 % des Français se déclaraient favorables à l’interdiction des produits et emballages plastiques à usage unique.[3] Aujourd’hui, on assiste à l’émergence d’une volonté collective de changer de modèle d’emballage accompagnée d’un retour au système du vrac.  Tous les partis s’y retrouvent. La filière du vrac a donc un avenir prometteur. Les acteurs doivent être accompagnés afin de consolider cette démarche durable et économe. En outre, le vrac est 5 à 40% moins cher que l’équivalent emballé.[4]

D’après Célia Rennesson, directrice de l’association Réseau Vrac, “aucun autre pays [que la France] ne s’est organisé pour accompagner son développement”.[5]

[1] https://agriculture.gouv.fr/le-vrac-gagne-du-terrain-dans-lhexagone
[2] https://www.la-croix.com/Economie/Lemballante-reussite-vente-vrac-2020-02-06-1201076844
[3] https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2020-09/20200924_Etude_Le%20plastique%20%C3%A7a%20n%27emballe%20plus_WWF%20EY.pdf
[4] https://www.rungisinternational.com/tendances/francais-semballent-vrac/
[5] https://www.rungisinternational.com/tendances/francais-semballent-vrac/

Le projet


Présentation du projet

Face à la montée en puissance du vrac en France, l’association A PRO BIO a initié un projet de développement et de structuration d’une filière vrac bio régionale en 2021.

Le projet de structuration de la filière vrac bio des Hauts-de-France vise à répondre à une demande sociétale exprimée par les consommateurs régionaux. Ces derniers plébiscitent un système alimentaire plus vertueux, relocalisé, à l’impact environnemental maîtrisé par la mobilisation des acteurs de la filière bio régionale et orienté vers une réduction des emballages alimentaires et plus généralement des déchets.

Notre stratégie de développement de la filière s’articule autour de 4 objectifs principaux:

  • la réalisation d’un état des lieux de la filière vrac bio régionale (incluant la réalisation d’une analyse de cycle de vie (ACV) environnementale)

  • la connaissance des éléments structurants de la chaîne de valeur de cette filière bio vrac et des potentiels freins à son essor

  • le développement effectif de la filière à travers une stratégie de mise en relation des acteurs concernés et l’accompagnement de nouveaux acteurs

  • enfin, assurer la visibilité de la filière par une stratégie de promotion régionale

Le déploiement d’une filière vrac bio régionalisée permettrait de développer un mode de distribution vertueux, soutenant l’économie locale et répondant aux attentes exprimées sur notre territoire.

Nos partenaires

Partenaire financier

Financeur principal du projet de filière vrac bio régionale dans le cadre du programme FRATRI (Fonds Régional d’Amplification de la Troisième Révolution Industrielle), la Région Hauts-de-France souhaite encourager de nouveaux modes de consommation pour un impact environnemental moindre et un lien social renforcé.

Partenaires institutionnels

Conscient de l’impact environnemental des emballages plastiques à usage unique,  l’ADEME Hauts-de-France est partenaire technique sur le projet et vient en appui sur l’aspect méthodologique et analyse de cycle de vie de deux filières de vrac bio régionales.

Fort de son expertise dans le domaine du vrac, le Réseau Vrac a pour volonté de structurer et développer le marché du vrac sur l’ensemble du territoire français. L’association souhaite redévelopper des filières locales grâce au vrac et met ainsi au service du projet son expertise juridique et son expérience de terrain.

Formant les ingénieurs de demain, les enseignements de l’ISA prennent en compte l’impact environnemental des filières et l’analyse du cycle de vie de produits agroalimentaires. A ce titre, l’école est un partenaire technique sur les aspects touchant l’ACV.
Territoire pilote sur le projet de filière vrac, Douaisis Agglo a à cœur de développer une offre de vrac locale sur son territoire, accessible à tou.te.s.


Un partenaire au service de la défense des consommateurs. L’UFC Que Choisir Hauts-de-France souhaite mobiliser les consommateurs autour de cette thématique du vrac bio régional accessible à tou.te.s

Nos partenaires techniques


Le cabinet d’études spécialisé en stratégie environnementale a une appétence particulière pour les projets en lien avec le vrac et les circuits courts. L’équipe met son expertise technique au service du projet de filière vrac bio régionale en réalisant deux analyses de cycle de vie (ACV) sur deux filières vrac bio des Hauts-de-France.

Une coopérative 100% bio de céréales, légumineuses made in Hauts-de-France. Biocer a déjà développé un atelier de meunerie et de conditionnement, ce qui leur permet de fournir de la farine en vrac au réseau Biocoop. La coopérative est notamment associée aux enjeux de logistique de la filière vrac bio régionale.
Créateur et distributeur de mueslis gourmands et croquants, cette entreprise basée à Lille a fait le pari du vrac dès sa création et commercialise actuellement 70 % de sa production en vrac à travers des épiceries spécialisées dans les Hauts-de-France.

Frustré du manque d’offres vrac en régional, BBG souhaite défendre un accès au vrac pour ses consommateurs afin de promouvoir des pratiques zéro déchet avec pédagogie. Le succès des ventes en vrac ces dernières années a conforté les créateurs dans leur volonté de développer davantage ce mode de distribution à l’avenir.

Épicerie indépendante 100% vrac et bio ayant ouvert en 2019 à Dunkerque, elle propose un large choix de produits dont de nombreuses références Hauts-de-France.


Ferme labellisée Agriculture Biologique et Biocohérence. L’agriculteur Michel Delille a développé un système de distribution de sa production de légumineuses en vrac avec des sacs consignés pour un modèle circulaire optimal et pour une véritable réduction des déchets.

L’ACV, qu’est-ce que c’est ?

L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) est un outil d’évaluation globale et multicritère des impacts environnementaux. Il mesure les effets quantifiables de produits et services sur l’environnement. Pour ce faire, il recense et quantifie les flux physiques de matière d’énergie associés aux activités humaines, tout au long de la vie des produits et évalue les impacts potentiels puis interprète les résultats obtenus en fonction des objectifs initiaux.

L’ACV se base sur 2 approches :

  • une approche “cycle de vie”, d’après laquelle toutes les étapes sont prises en compte pour l’inventaire des flux (de l’extraction de la matière première énergétique et non énergétique, en passant par la fabrication, la distribution, l’utilisation, la collecte, l’élimination ou encore le transport) ;

  • une approche “multicritères” : les flux entrants (liés à la fabrication du produit) et les flux sortants (comme la pollution) sont quantifiés à chaque étape du cycle de vie et correspondent à des indicateurs d’impacts potentiels sur l’environnement.

En résumé, l’ACV est une compilation et une évaluation des externalités générées par chaque étape de la vie d’un produit et permet d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles et de réduire sensiblement l’impact des différentes structures sur l’environnement.

L’appui d’une équipe experte

L’équipe de Quantis atteste d’une réelle expérience dans le secteur de l’agroalimentaire, avec de nombreuses références, auxquelles elle applique ses connaissances renforcées de l’évaluation environnementale. Grâce au développement de stratégies environnementales de nombreux leaders mondiaux, à l’échelle des produits mais aussi dans la définition des stratégies d’entreprises, Quantis a obtenu une vision claire des évolutions du marché et des changements à venir. De plus, le bureau soutient plusieurs entreprises dans leur stratégie de packaging durable.

Afin de nous appuyer dans ce travail technique, nous avons sollicité l’aide du bureau d’études Quantis qui accompagne depuis plus de 12 ans les entreprises du secteur agroalimentaire et guide les organisations pour définir, structurer et intégrer les solutions environnementales intelligentes et durables.

Démarche entreprise et objectif

Ce projet se base sur la réalisation d’une ACV comparative portant sur 2 filières régionales bio avec distribution en vrac afin d’étudier leurs impacts environnementaux dans l’optique de réduire les impacts associés.

L’objectif est de connaître les éléments les plus importants dans la chaîne de valeur des 2 filières sélectionnées pour aiguiller nos adhérents vers un système de production et de distribution plus vertueux.

La réalisation de l’ACV passe par plusieurs étapes, dont une collecte des données, nécessitant des rencontres et échanges à effectuer avec des acteurs de ces filières.

Sources :
https://www.ademe.fr/expertises/consommer-autrement/passer-a-laction/dossier/lanalyse-cycle-vie/quest-lacv
https://quantis-intl.com/
https://www.supplychaininfo.eu/iso-14040/

Notre état des lieux sur le vrac bio régional

Après plusieurs mois d’enquête, A PRO BIO a publié en octobre 2021 son état des lieux de la filière vrac bio régionale. Ce document de 40 pages est l’un des premiers à analyser les enjeux de la filière vrac à l’échelle territoriale régionale. Il prend le parti de se focaliser uniquement sur le vrac bio sec (céréales, légumineuses, produits d’épicerie secs). Le document permet de dresser un état des lieux le plus exhaustif possible des ressources disponibles en vrac bio sur le territoire des Hauts-de-France. Il permet également de connaître les éléments structurants de la chaîne de valeur de la filière régionale et des potentiels freins à son essor.


état des lieux de la filière vrac bio régionale

Cet état des lieux permet de comprendre les attentes des différents maillons de la filière sur le développement du vrac bio régional dans les années à venir. Il s’adresse ainsi à tous les professionnels intéressés par le développement du vrac bio au sein des Hauts-de-France.

Cet état des lieux s’inscrit dans un projet plus global de développement du vrac bio régional, porté par A PRO BIO
et co-financé par la région Hauts-de-France ;

Etat des lieux de la filière vrac bio régionale disponible
au prix de 50 euros TTC  sur commande : contact@aprobio.fr


Nous rejoindre / Soutenir le projet

Devenir partenaire du projet Vrac Bio des Hauts-de-France, c’est s’affirmer comme pionnier de la transition alimentaire régionale

La distribution vrac apporte une réelle solution innovante, accessible à tous. Elle permet de combiner des enjeux transversaux sur le plan environnemental, économique et social: le développement de l’agriculture biologique, la réduction des déchets ménagers et du gaspillage alimentaire, l’accessibilité du plus grand nombre à des produits alimentaires de qualité. La structuration d’une telle filière à l’échelle régionale contribuera au développement économique local mais aussi à diminuer l’empreinte carbone de notre alimentation.

N’hésitez plus à nous soutenir :

Contacts :

Léa Nora - Chargée de missions pôle entreprises et filièresChargée de missions pôle entreprises et filières

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